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RISQUES EN CHIRURGIE

Vous allez bénéficier d’une intervention chirurgicale.
Le risque nul n’existe pas!
La chirurgie comporte des risques et a ses limites, si vous ne les acceptez pas, ne vous faites pas opérer.

Cette fiche a un caractère informatif et ne décharge en aucune manière le médecin de ses responsabilités. La décision de vous faire opérer doit être prise en toute connaissance de cause, la consultation sert à vous informer et à répondre à vos interrogations.
Les complications ici décrites représentent la plupart des complications rencontrées et décrites dans la littérature médicale, cette liste n’est pas exhaustive et ne comprend pas les complications les plus exceptionnelles ou spécifiques à certains types d’intervention.

Le saignement postopératoire :

Il est quasi-systématique et entraîne des traces de sang sur le pansement et des ecchymoses (bleus) sur la peau pendant 1 à 3 semaines. Il peut parfois provoquer un hématome qui se traduit par un gonflement et une tension douloureuse. Il est parfois nécessaire de ré-intervenir pour évacuer l’hématome et contrôler la cause de celui-ci. En cas de saignement important, une transfusion peut s’avérer nécessaire.

L'infection :

La contamination d’une plaie, d’une cicatrice ou d’un orifice de drainage est le plus souvent sans gravité.
Dans la grande majorité des cas, les germes responsables proviennent du patient lui-même, malgré l’ensemble des précautions observées avant, pendant et après l’intervention.
En cas d’infection ostéo-articulaire, une ou plusieurs ré interventions peuvent être nécessaires, ainsi qu’un traitement antibiotique prolongé.
Les suites opératoires sont alors plus longues et compliquées que prévu, des séquelles fonctionnelles peuvent persister.
Si l’intervention nécessite la mise en place d’une prothèse, l’infection nécessitera probablement le retrait de celle-ci.

Troubles de la sensibilité :

Ils sont presque systématiques autour de la zone opérée et disparaissent progressivement en quelques mois. Il peut parfois persister des zones insensibles ou moins sensibles, notamment près de la cicatrice. Le tabac limite la récupération de la sensibilité.

Algodystrophie :

L’algodystrophie est une complication non exceptionnelle, voire fréquente dans certaines pathologies comme les fractures du poignet (20% des cas environ quel que soit le traitement utilisé).
Il s’agit d’une sorte d’inflammation déclenchée par un traumatisme parfois minime ou une intervention chirurgicale même mineure.

Il est à l’heure actuelle impossible de prévoir qui fera une telle complication.

Les signes de cette affection sont marqués par des douleurs souvent importantes (apparemment disproportionnées), des raideurs articulaires, un gonflement de la main et des doigts, des sensations de chaud et/ou de froid, une diminution de force. Quelquefois ces signes sont limités à une partie de la main, d’autres fois l’épaule peut également être atteinte.
Des examens sont rarement nécessaires pour confirmer le diagnostic. On peut notamment observer une décalcification localisée des os de la main sur les radiographies.
Son diagnostic une fois affirmé les traitements varient en fonction des douleurs et de la gêne dans les mouvements.
Le traitement permet de faire diminuer progressivement les signes cliniques mais l’évolution reste capricieuse pendant plusieurs mois, voire un ou deux ans.

Les séquelles à terme ne peuvent pas toujours être évitées malgré un traitement bien conduit.

Ces séquelles peuvent être des douleurs résiduelles, une certaine raideur des doigts et/ou du poignet, parfois même de l’épaule.
Le mécanisme de déclenchement de cette affection est encore mal connu et l’on est obligé de se contenter d’en traiter les conséquences sans pouvoir agir sur la cause.
La collaboration complète du patient pour un traitement aussi long reste fondamentale.

Raideur articulaire :

Plus ou moins importante, la perte de mobilité articulaire est toujours possible après une intervention chirurgicale du membre supérieur.
Imprévisible, elle peut être due à une algodystrophie, une rééducation mal conduite, à la pathologie de départ, au type de cicatrisation ligamentaire du patient.

Lésion vasculaire, nerveuse ou tendineuse :
Compte tenu du nombre important de vaisseaux, de nerfs,de tendons circulant entre l’épaule et la main, une lésion de ces éléments lors d’un geste opératoire est toujours possible bien que très rare.
Une telle lésion est immédiatement réparée lors de l’intervention, et les conséquences sont alors limitées.
Elles peuvent toutefois passer initialement inaperçues, une réintervention peut alors être nécessaire, et des séquelles fonctionnelles sont possibles.

Risques graves :

Les bonnes pratiques de sécurité limitent ceux-ci mais ne les suppriment pas. Certains, heureusement exceptionnels peuvent être imprévisibles et mettre en jeu le pronostic vital ou fonctionnel (embolie, paralysie, septicémie…). L’anesthésie comporte ses propres complications qui vous seront expliquées lors de la consultation d’anesthésie.

Les cicatrices :

Il n’existe aucun moyen de les effacer. Il est normal que la cicatrice s’épaississe et rougisse les premiers mois. Cet aspect lié à la réaction inflammatoire de toute cicatrisation s’améliorera avec le temps. La cicatrice met deux ans à se stabiliser et son aspect définitif varie selon sa position anatomique et surtout selon chaque individu. Dans certains cas la cicatrice reste rouge et/ou boursouflée, on parle de cicatrice hypertrophique voire chéloïde, (plus fréquente sur les peaux noires), celle-ci peut survenir de façon imprévisible et peut nécessiter un traitement particulier. La position et la longueur de la cicatrice vous seront précisées en consultation, elles dépendent du type d’intervention et de votre morphologie et sont ensuite adaptées aux conditions locales lors de l’intervention.

La cicatrisation :

Elle concerne les cicatrices cutanées et les tissus opérés en profondeur. Elle s’effectue le plus souvent entre 2 et 4 semaines. Elle est retardée par la prise de tabac et il est conseillé d’arrêter de fumer 6 semaines avant et après l’intervention. La complication la plus grave est la nécrose cutanée qui consiste en la perte d’une zone cutanée plus ou moins étendue dans la zone opérée et qui peut altérer gravement le résultat esthétique. Une reprise chirurgicale à distance peut alors s’avérer nécessaire.