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Pseudarthrose du scaphoïde : diagnostic et chirurgie

On appelle pseudarthrose du scaphoïde l’absence de consolidation d’une fracture du scaphoïde. Cette pseudarthrose entraîne progressivement une destruction de l’ensemble de l’articulation du poignet.

Pseudarthrose du scaphoïde
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La pseudarthrose du scaphoïde se traduit par des douleurs, un gonflement, une perte progressive de mobilité et donc l’incapacité de se servir normalement du poignet. En l’absence de traitement, la seule solution d'une pseudarthrose du scaphoïde consiste à terme à bloquer complètement l’articulation du poignet, ce que l’on appelle arthrodèse radio-carpienne. Le but d’une prise en charge précoce et adaptée de la pseudarthrose est donc d’éviter d’en venir à cette dernière solution.

Diagnostic d'une pseudarthrose du scaphoïde

Examen d'une pseudarthrose du scaphoïde

En cas de fracture connue, le diagnostic est alors radiologique devant l’absence de consolidation osseuse.

Un scanner avec ou sans injection, ou une IRM complémentaire, peuvent être demandés afin d’affiner le diagnostic.

En l’absence de fracture initiale connue, ce qui est malheureusement fréquent du fait que la fracture du scaphoide n’est pas toujours douloureuse, la pseudarthrose se manifestera par l’apparition progressive de douleurs associées à une perte de mobilité. Les radiographies alors réalisées dans le cadre du bilan de ces douleurs permettent le diagnostic.

Traitement chirurgical

Le traitement d'une pseudarthrose du scaphoïde est uniquement chirurgical.

La technique proposée dépendra du degré d’évolution de la pseudarthrose.

Le vissage en compression

Proposé dans les cas les plus précoces, une petite incision est ainsi réalisée en regard du scaphoide, et sous le contrôle d’appareils radiologiques, une vis compressive est mise en place à l’intérieur de l’os, permettant de stabiliser et de comprimer le foyer de pseudarthrose et d’obtenir la consolidation, comme dans le traitement des fractures du scaphoide.

Il n’y a que très peu de douleur après ce type d’intervention.

Une immobilisation par attelle de quelques semaines est ensuite nécessaire, l’attelle pouvant être enlevée dans la journée, en dehors des mouvements répétitifs ou de force.

La greffe iliaque

  • Anesthésie : locale ou générale.
  • Hospitalisation : 1 à 2 nuits
  • Durée d’immobilisation : 1 mois et demi à 3 mois.

ll s’agit de la technique la plus courante, qui peut être proposée en l’absence d’atteinte des os adjacents, et si l’os du scaphoide est suffisamment vascularisé.

Par une courte incision en regard de la face antérieure du poignet, l’os fibreux n’ayant pas consolidé au niveau de l’ancienne fracture du scaphoide est enlevé. Un greffon osseux est prélevé au niveau de l’aile iliaque sur le bassin par une courte incision en regard, et sera sculpté aux dimensions de l’os manquant, puis inséré dans le scaphoide. La fixation de ce greffon sera assurée par des broches, qui seront enlevées 1 mois et demi plus tard, ou par une vis.

Une immobilisation est ensuite mise en place pour une durée de 1 mois et demi, jusqu’à 3 mois en cas de consolidation difficile.

La marche est immédiatement autorisée après l’intervention.

Le greffon vascularisé

  • Anesthésie : locale ou générale.
  • Hospitalisation : ambulatoire ou 1 nuit
  • Durée d’immobilisation : 1 mois et demi à 3 mois.

Cette technique est proposée en cas d’échec de la greffe iliaque précédemment décrite, ou si le scaphoide semblepeu vascularisé. L’incision antérieure du poignet est prolongée vers le haut, et un fragment d’os est prélevé sur le radius, ainsi qu’une artère et une veine assurant l’irrigation permanente en sang de ce fragment osseux. Celui-ci sera ensuite implanté dans le scaphoide à la place de l’os fibreux qui aura été enlevé, puis fixé de la même manière par broche ou vis. L’immobilisation est là aussi de 1 mois et demi, jusqu’à 3 mois en cas de cicatrisation difficile.

L’ablation du scaphoide ou scaphoidectomie

Cette technique est proposée en dernier lieu, en cas d’échec de la greffe iliaque, du greffon vascularisé, en cas de pseudarthrose avancée ne permettant pas une greffe, ou ayant déjà entraîné une arthrose importante au niveau du poignet.

L’ablation du scaphoide ne peut être réalisée seule, l’ablation des 2 autres os (lunatum et triquetrum) de la 1ère rangée des os du poignet est alors nécessaire, ou alors la fixation (arthrodèse) des différents petits os du poignet (arthrodèse des 4 os internes du poignet).

Ces différentes techniques entraînent alors une diminution de la mobilité, prédominant dans le secteur de la flexion/extension.

Ces techniques ne sont en général réalisées qu’en dernier recours.

Les avantages et inconvénients vous seront naturellement développés par le Docteur ROURE lors de la consultation.

Complications éventuelles

Les risques de complications d'un traitement chirurgical d'une pseudarthrose du scaphoïde sont rares mais toujours possibles.

  • La complication principale est la non consolidation du scaphoide malgré la greffe.
  • L’infection locale est rare mais toujours possible .
  • Une main gonflée, douloureuse, avec raideur peu survenir en cas d’algoneurodystrophie avec une évolution évoluant sur plusieurs mois. Son apparition est imprévisible, des séquelles à type d’enraidissement et de douleurs sont alors possibles.
  • Un hématome au niveau de la prise de greffe iliaque est possible, pouvant nécessiter dans de rares cas une évacuation chirurgicale
Catégorie(s) associée(s) :poignet
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